Quelques fois on peut entendre ou lire que les techniques de ju-jitsu sont irréalistes, donc irréalisables en matière de self défense.
On se doute que ce n’est pas mon point de vue. D’autant plus que j’ai une liste de témoignages prouvant le contraire, de la part d’élèves et anciens élèves, de tous les âges et de tous les niveaux.
Il est vrai que la maîtrise dépend de la personne qui pratique. Si elle ne se donne pas la peine d’étudier on ne peut rien pour elle.
J’en profite pour préciser que tout le monde a le droit de donner son avis, à la condition que cela se fasse avec la politesse et le respect que nous enseignent les arts martiaux. D’autre part nous sommes impatients de découvrir les prestations de ceux qui sont plus habiles dans la critique que dans la démonstration.
Pour en revenir à l’aspect purement utilitaire, c’est vrai que certaines techniques demandent du travail, du temps et de la patience, mais au final, il y a une incontestable efficacité, dans tous les domaines, pour peu qu’on se donne la peine de les étudier sérieusement et de les répéter régulièrement.
Et puis, à ceux qui estiment que les techniques et les enchaînements sont compliqués, ils doivent savoir qu’existe une progression. Il y a d’abord l’apprentissage de ripostes très simples. Cet apprentissage construit de solides bases sur lesquelles viendront s’élever naturellement des techniques plus élaborés et des enchaînements.
L’intérêt est de toujours progresser, de se perfectionner, d’avancer, de découvrir le détail qui permettra de peaufiner une technique pour l’appliquer le plus finement possible. On n’oublie pas non plus que « qui peut le plus peut le moins ».
Certains styles ou écoles de ju-jitsu se sont spécialisées en bannissant l’aspect utilitaire au profit de l’aspect compétitif. Mais à l’origine le ju-jitsu est une méthode de combat, une des plus anciennes, elle propose l’utilisation de toutes les armes naturelles du corps pour contrôler un adversaire. Cette pluralité technique offre la possibilité d’adapter la riposte à la gravité de l’agression.
Le ju-jitsu traversé les années et même les siècles, avec des hauts et des bas en termes de notoriété, mais tel le phénix, il renaît de ses cendres. Me concernant, il n’est pas question de retourner ma veste en le présentant sous une appellation plus à la mode.
Pour qu’une pratique s’inscrive dans la durée, ce qui est une des conditions pour progresser et être efficace, il faut des motivations. Peaufiner les techniques de base, mais aussi en découvrir de nouvelles et de nouveaux enchaînements. Cela s’appelle « s’élever », ce qui est la fonction de « l’élève ». Ne pas se limiter dans la découverte, ne pas se satisfaire du minimum au risque de stagner, de se scléroser. C’est vrai que l’effort, la patience, la persévérance ne sont pas forcément dans l’ère du temps. On veut être efficace le plus rapidement possible, sans effort. Mais ça, ça n’est pas possible !
Quant à l’intérêt de certaines vidéos il réside dans le fait de susciter l’envie en présentant un contenu plus élaboré qui rassemble efficacité, finesse et (pourquoi pas) esthétisme. Des exemples qui donnent envie d’évoluer aux personnes ouvertes d’esprit.
D’autres vidéos montrent des élèves en répétition, et s’ils répètent c’est justement pour … progresser !
Il ne faut pas oublier que c’est autant le pratiquant que la méthode (à condition qu’elle soit complète) qui procure l’efficacité. Sans oublier le principal acteur, à savoir le professeur, avec sa maitrise technique et sa pédagogie pour construire sans se contenter de détruire.
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Anciens, séniors, vétérans, vieux, vieillards, ancêtres, etc. Voilà un échantillon de noms, plus ou moins agréables, qui désignent le troisième âge et même, maintenant le quatrième !
Ci-dessous, un texte extrêmement intéressant, encore davantage dans la période de violence que nous connaissons. La violence physique mais pas que, celles de certaines décisions (ou d’absence de décision), et de paroles méprisantes sont parfois plus meurtrières.
(Il n’est pas inutile de revenir régulièrement sur les fondamentaux techniques, mais aussi éthiques !)
Après avoir évoqué l’atemi-waza la semaine dernière, place au nage-waza (techniques de projections).
Aujourd’hui retour sur un article technique avec l’atemi-waza (la technique des coups). Il s’agit de l’une des trois composantes du ju-jitsu. Pour rappel, les deux autres sont le nage-waza (la technique des projections) et le katame-waza (la technique des contrôles).
Les trois E du ju-jitsu. Efficacité. Education. Épanouissement.
Cette semaine l’article est consacré à l’éventualité de reconduire l’été prochain le stage de Soulac-sur-Mer. Cela dépendra de l’écho obtenu par cette annonce. N’hésitez pas à vous manifester dès que possible.