Entre ceux qui disent que cela ne sert à rien d’apprendre à se défendre, ceux qui affirment que leur méthode est la meilleure, ceux qui critiquent les techniques qu’ils ne maîtrisent pas et ceux qui disent que l’expérience de la rue est la seule qui vaille, il y a des réflexions plus modérées à émettre concernant la pratique de la self défense.
D’abord l’invincibilité n’existe pas. Ensuite, la meilleure victoire est celle que l’on obtient sans combattre, sans pour cela être traité de pleutre. Ensuite, nous avons tous en nous un potentiel défensif, ce potentiel, si minime soit-il, grandira avec la pratique. C’est un peu comme un mur que l’on construit, brique après brique, sans jamais atteindre les cieux.
Concernant la méthode la « plus efficace ». Avant toute chose, c’est davantage le professeur et l’élève qui priment, dans la mesure où nous avons tous deux bras et deux jambes. Ensuite, il y a le professeur, justement, avec son bagage technique et sa pédagogie, et l’élève, évidemment, avec sa régularité.
Maintenant il est vrai que l’on peut classer les disciplines de combat et les arts martiaux en trois grandes catégories. D’abord celle où la pratique en compétition est très développée. Ensuite l’art martial disons plus traditionnel où la recherche d’un travail interne prédomine avec celle d’un bien-être physique et mental et pourquoi pas du loisir. Enfin la troisième dans laquelle l’aspect purement utilitaire est revendiqué.
Une fois évoqué cela, il faut reconnaître que personne ne remettra en question l’efficacité, en cas d’agression, d’un pratiquant d’une de ces catégories en cas d’agression. Un athlète de haut-niveau se sortira plus facilement d’une agression qu’une personne non pratiquante, sans aucun doute. Quant à celui qui pratique un art disons plus traditionnel, sa pratique consiste quand même à répéter des gestes de combat.
Quant à ceux qui prétendent que seule l’expérience de la rue permet l’efficacité, ils ne sont pas sérieux. Nous sommes des éducateurs sportifs, non pas des exterminateurs. Dans la rue, ça se finit mal, en général.
Enfin, à l’attention de ceux qui critiquent systématiquement les autres méthodes et les techniques qu’ils ne maîtrisent pas, le droit de ne pas aimer ou de ne pas être d’accord existe, encore faut-il l’exprimer avec respect. Une valeur qui fait de plus en plus défaut. Il est inquiétant que ce soit l’expression manifestée par des personnes qui s’affirment pratiquantes de sport de combat et/ou d’arts martiaux, encore davantage s’ils sont professeurs.
Bonne rentrée à tous, quelque soit votre choix : pratiquez !
P.S. au risque de décevoir : l’efficacité totale en dix leçons, ça n’existe pas ! Ni même en une saison !
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