Dans les arts martiaux aussi il est question de rentrée.
Il y a toujours un peu d’appréhension à reprendre après un longue coupure. En effet, si le club a été fermé durant deux mois et que nous n’avons pas participé à un stage estival, la reprise devra s’effectuer doucement.
À cette date, plusieurs groupes de pratiquants sont concernés. Ceux qui continuent, ceux qui abandonnent, ceux qui commencent et ceux qui changent d’activité. Et puis, il y a le professeur.
« Examinons » ces cinq catégories.
D’abord ceux qui poursuivent dans la même discipline. Ils sont convaincus, motivés, déterminés, fidèles et désireux de continuer à progresser. Ils ont aussi l’envie de partager leur savoir.
Puis, ceux qui changent de discipline. D’abord par obligation : un déménagement par exemple et l’absence d’un club proposant notre discipline à proximité du nouveau lieu de vie. Ou l’envie de découvrir d’autres horizons, ou bien la prise de conscience que l’on s’est trompé. Ou encore la curiosité et/ou la complémentarité.
Ensuite, nous trouvons ceux qui commencent, qui désirent entrer dans le monde des arts martiaux. Par envie ou grâce à une relation qui les a convaincu de venir faire un essai.
Quelle que soit la catégorie, la première décision à prendre, c’est celle de faire preuve de régularité. S’astreindre à mettre en priorité la séance qui est au planning hebdomadaire du dojo et non pas venir que lorsqu’on a pas mieux à faire.
Je sais que le mot « astreinte » est fort en contrainte et qu’il n’est pas vraiment tendance, mais il n’est pas possible de progresser sans un minimum de rigueur.
Pour les débutants, il faut trouver la bonne discipline et le bon professeur. La réputation, les qualifications et le « feeling », seront les guides. Il est préférable de ne pas se tromper, les arts martiaux enseignent des techniques qui peuvent être dangereuses si leur apprentissage n’est pas entouré de certaines précautions. Il s’agit de les enseigner de façon éducative et non pas destructive.
Enfin, la dernière catégorie regroupe ceux qui abandonnent. Les motifs sont multiples : de l’obligation pour raison de santé, aux bouleversements personnels (professionnels ou familiaux), en passant tout simplement par un manque de motivation ou une tendance à toujours tout abandonner. Dommage !
Quant au professeur, lui aussi fera sa rentrée. Même après plusieurs années et même plusieurs décennies, la lassitude n’existe pas, il y a toujours un peu de stress et d’excitation. Mais aussi beaucoup de plaisir.
Le stress par rapport aux responsabilités, l’excitation parce que à chaque fois c’est un nouveau challenge qui se présente. Quant au plaisir, c’est celui de retrouver des élèves qui nous sont fidèles, d’en rencontrer d’autres et de mettre sa passion à leur service.
A tous et à toutes, je souhaite une bonne rentrée pleine d’inspiration et de transpiration, de belles retrouvailles et de rencontres souvent passionnantes.
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