Coté professeur

La semaine dernière nous évoquions la fin de saison « côté élève », cette semaine intéressons-nous à ce moment de l’année, mais « côté professeur ».

C’est l’occasion d’établir un bilan des mois écoulés et de se projeter en septembre. Chaque saison se prépare aussi sur la précédente.

Pour la saison écoulée, il y a les points positifs qui sont autant d’encouragements et sur lesquels il n’est pas question de s’endormir. Ensuite les points négatifs ; ceux que l’on peut améliorer et ceux qui malheureusement nous échappent.

Pour ceux-là, l’exemple le plus marquant ayant été le Covid en 2020. Plus prêt de nous, dans une moindre mesure, les canicules. Avec la meilleure volonté, nous ne pouvons pas grand-chose sur la gestion de ces événements.

Je reviendrai plus bas sur les « évolutions sociétales ». Quant à ce que l’on peut améliorer, il ne faut pas hésiter à se remettre en question sans pour autant vendre son âme.

L’analyse d’une saison se fait principalement sur les statistiques : le nombre d’inscrits, de débutants, de renouvellements et d’abandons. Les montées en grades, les résultats sportifs pour les disciplines qui proposent des compétitions.

Le nombre d’inscrits dépend de plusieurs éléments. L’attractivité de la discipline, les compétences du professeur, l’ambiance générale, les conditions d’accueil, le confort du dojo, le nombre de créneaux disponibles, etc. Sans oublier les modes !

Pareil pour les renouvellements. Les causes d’abandons en cours de saison sont nombreuses, nous les avons évoquées dans le précédent article.

Et puis, il y a l’évolution de la société. Disons le franchement, on assiste à un engagement moins important, dans la régularité et dans la durée. On papillonne devant une « offre » conséquente ; mais il y a aussi un goût de l’effort qui n’est plus le même. On trouve plus facilement une (bonne) raison pour louper une séance. Or, régularité et abandons vont de pair. Sans régularité il n’y a pas de progrès, sans progrès il y a du découragement et donc des abandons.

L’enseignement des arts martiaux est une passion, mais aussi un métier pour ceux dont c’est l’activité professionnelle principale. (Bien que nous soyons de moins en moins nombreux a arborer ce statut.) Devant le constat établi précédemment, de la part de l’enseignant, il faut être armé d’une forte motivation pour remplir une des missions parmi les plus nobles et surtout indispensables.

Quant à la remise en question, bien sûr, mais à la condition de savoir s’adapter tout en restant fidèle à des principes qui tendent à élever et non pas à revoir à la baisse le niveau d’exigence en termes de transmission technique et encore davantage d’éducation.

Certaines valeurs ne sont plus tout à fait dans l’air du temps, il faut trouver les moyens d’éviter leur disparition. Même s’il s’agit d’une mission de plus en plus difficile à assumer, et pourtant indispensable : un chalenge !

Photo d’illustration prise à Chevreuse (78)

www.jujitsuericpariset.com

2 réflexions sur « Coté professeur »

  1. Merci pour vos analyses, réflexions toujours aussi pertinentes.
    Portez-vous vous bien.
    Amicalement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.