Loin d’être incompatible avec l’efficacité, au contraire, la finesse technique n’est pas que la conséquence de prédispositions, elle est le résultat d’une volonté, de travail et de ne pas se satisfaire du minimum.
On peut lui attribuer la définition suivante : « Elle consiste à réaliser une technique (ou un enchaînement) avec le moins d’efforts possibles après la recherche de moyens qui facilite l’exécution : fluidité, précision, utilisation optimale des mécanismes et de l’énergie, y compris celle du partenaire (ou de l’adversaire, selon les situations), mais aussi de la vitesse d’exécution. »
Bref, que la réalisation semble s’effectuer sans effort, ce qui est vrai. Les efforts seront ceux de la rigueur dans l’apprentissage et des indispensables répétitions.
La finesse technique est utile en termes d’efficacité, d’esthétisme et de satisfactions.
Développons ces trois aspects.
Sur le plan de l’efficacité. Elle oblige à rechercher le détail qui permet de réaliser une technique de façon très précise, avec le plus de facilité possible, donc d’efficacité : le bon geste au bon moment, pour appliquer une maxime de Jigoro Kano, le fondateur du judo : « minimum d’énergie, maximum d’efficacité ».
Il sera aussi question d’esthétisme. Quoi de plus agréable à l’œil qu’une projection exécutée au bon moment, « dans le temps » ? Un de-ashi-barai, par exemple.
Ou bien une contre-prise accomplie en sen-no-sen (l’attaque dans l’attaque), ou encore une technique exécutée en « action réaction ». Sans oublier un coup (Atemi) additionnant vitesse et précision et qui atteint sa cible avec l’intensité voulue.
Enfin, cette finesse technique procurera une satisfaction qui sera une motivation supplémentaire pour continuer la pratique. La satisfaction d’un objectif atteint, de progrès réalisés et d’une valorisation personnelle !
On m’opposera que dans la réalité, on n’en n’a cure de l’esthétisme et de la satisfaction personnelle, que seul se débarrasser de l’agresseur est essentiel. Ce qui est vrai. Mais ce qui est vrai aussi, c’est que pour progresser, pour être efficace, il faut être régulier, et que pour être régulier, il faut être motivé. Or si la seule motivation est de venir s’entraîner avec comme unique objectif celui de supprimer quelqu’un, nous sommes mal partis !
Pour les personnes dotées de réflexions, toute élévation est importante et même indispensable. Que ce soit physique ou comportementale. D’autre part, sur un plan purement pratique, les entraînements « rugueux » sont accidentogènes et, de fait, limitent la pratique.
Cette finesse technique, je n’ai pas la prétention d’affirmer la posséder, mais de tenter de l’approcher et de donner à mes élèves l’envie de la rechercher et surtout de la préférer à la force brutale que l’on peut d’ailleurs combattre (justement) avec le bon geste exécuté au bon moment.
Indéniablement, cette finesse participe à une forme d’éducation globale. Elle a valeur de bon exemple, alors que nous sommes en déficit dans ce domaine.
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Je ne suis pas dupe, la lecture d’articles n’est pas franchement la tendance, celle-ci est davantage tournée vers l’image, les vidéos très courtes, parfois même visionnées en accéléré.
Que ce soit pour atteindre la plus haute marche d’un podium ou pour s’exprimer sur un tatami en toute convivialité et en toute sécurité dans le cadre d’une pratique utilitaire ou tout simplement de loisir, ce sont des bases techniques et comportementales correctement transmises qui le permettront.
Tori et Uke sont deux « personnages » bien connus des pratiquants d’arts martiaux, notamment du ju-jitsu. Tori est celui qui exécute, Uke est celui qui subit.
C’est en 1982 qu’a été créé cet enchaînement. Nous étions en plein renouveau du ju-jitsu en France.
Quelques fois on peut entendre ou lire que les techniques de ju-jitsu sont irréalistes, donc irréalisables en matière de self défense. 
Dans les arts martiaux aussi il est question de rentrée.
Entre ceux qui disent que cela ne sert à rien d’apprendre à se défendre, ceux qui affirment que leur méthode est la meilleure, ceux qui critiquent les techniques qu’ils ne maîtrisent pas et ceux qui disent que l’expérience de la rue est la seule qui vaille, il y a des réflexions plus modérées à émettre concernant la pratique de la self défense.