Que ce soit pour atteindre la plus haute marche d’un podium ou pour s’exprimer sur un tatami en toute convivialité et en toute sécurité dans le cadre d’une pratique utilitaire ou tout simplement de loisir, ce sont des bases techniques et comportementales correctement transmises qui le permettront.
C’est pour cette raison que le premier professeur revêt une importance capitale. Il établit les fondations sur lesquelles pourront se construire une technique efficace et un comportement digne d’un pratiquant d’arts martiaux.
Pour cela il faut que le professeur soit doté d’un bagage technique, d’une bonne pédagogie et d’un état d’esprit exemplaire : « l’essentiel n’est pas ce qu’on enseigne, mais ce que les élèves apprennent ». André Giordan. (Il ne doit pas non plus confondre sa mission avec celle d’entraîneur.)
Dans notre domaine, enseigner ne consiste pas simplement à apprendre à des élèves à combattre ou à se défendre, c’est aussi leur inculquer des bons comportements, à n’utiliser les techniques de combat (dans la réalité) qu’en cas de nécessité absolue, et à toujours chercher à s’améliorer, à s’élever. Si ce n’est pas le cas, l’appellation « élève » est usurpée, « consommateur » sera plus adapté.
La mission du professeur, c’est aussi de transmettre des valeurs qui devront être respectées dans le dojo et en société.
Lorsque se présente un élève qui a déjà pratiqué ailleurs, bien souvent il suffit qu’il donne le nom de son professeur pour que l’on sache à quelle façon de pratiquer et de se comporter nous devons nous attendre. Il est rare de se tromper.
Parfois il est préférable d’avoir un débutant plutôt qu’une personne qui a reçu de mauvaises bases. Il est plus facile de bâtir sur un terrain vierge que de démolir, puis reconstruire !
C’est vrai techniquement et mentalement. Par exemple, un enseignement au travers duquel suinte, ou se matérialise, la violence aura forcément un impact sur le comportement des élèves, dans le dojo mais aussi en société ! Nous n’avons pas forcément besoin de cela en ce moment.
(Photo d’illustration : avec mon père, et professeur, Bernard Pariset à la fin des années 1950, devant le mythique dojo de la rue des Martyrs dans le 9ème arrondissement de Paris.)
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Tori et Uke sont deux « personnages » bien connus des pratiquants d’arts martiaux, notamment du ju-jitsu. Tori est celui qui exécute, Uke est celui qui subit.
C’est en 1982 qu’a été créé cet enchaînement. Nous étions en plein renouveau du ju-jitsu en France.
Quelques fois on peut entendre ou lire que les techniques de ju-jitsu sont irréalistes, donc irréalisables en matière de self défense. 
Dans les arts martiaux aussi il est question de rentrée.
Entre ceux qui disent que cela ne sert à rien d’apprendre à se défendre, ceux qui affirment que leur méthode est la meilleure, ceux qui critiquent les techniques qu’ils ne maîtrisent pas et ceux qui disent que l’expérience de la rue est la seule qui vaille, il y a des réflexions plus modérées à émettre concernant la pratique de la self défense.
Même en été, peut-être surtout en été, il n’est pas interdit de réfléchir.
Hier, sur la page personnelle de Facebook, j’ai proposé un extrait de l’émission qui avait lancé la série télévisée réalisée en 1986 « La défense dans la ville ». Il était question d’aller un peu plus loin aujourd’hui dans sa présentation avec l’article proposé ci-dessous.