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Si mes démonstrations n’ont pas occupé la plus grande partie de ma vie professionnelle, à une époque elles ont pris un peu de place. Sans doute ont-elles contribué au développement du Ju-Jitsu ainsi qu’à une modeste notoriété.
En effet, mon activité professionnelle a principalement été consacrée à l’enseignement dans mes clubs et lors des stages en France et à l’étranger.
J’ai autant aimé démontrer, que construire ces prestations. Un peu comme un compositeur assemble les notes pour créer une mélodie, un écrivain les mots pour écrire un roman. Toujours la création.
Il faut reconnaître qu’avec le ju-jitsu, il y a de la matière. C’est-à-dire un nombre important de techniques qui permettent de créer de multiples enchaînements. De fait on a le choix pour rendre la démonstration très attractive auprès des néophytes et des confirmés, avec des techniques et des enchaînements aussi spectaculaires qu’efficaces. Des enchaînements dans lesquels les principes de base du Ju-Jitsu et la finesse technique sont mis en valeur.
J’ai effectué ma première démonstration au célèbre village de vacances du Golfe Bleu, à Beauvallon en face de Saint-Tropez en 1977. La dernière, c’était en 2005 à Bercy. Entre temps, il y en a eu une bonne centaine dans toutes les régions de France et à l’étranger. Et douze représentations à Bercy, l’incontournable rendez-vous annuel des arts martiaux.
Bercy constitue une part importante des souvenirs. Se produire devant 12 000 spectateurs n’est pas anodin.
Il n’empêche que les galas en province ne sont pas exsangues de grands moments et de savoureuses anecdotes, permettant une proximité plus importante avec le public.
A l’occasion des démonstrations effectuées à l’étranger, s’ajoutent le plaisir du voyage, de la découverte et des échanges inédits.
Préparer une démonstration demande du travail pour la construction et les répétitions. La récompense est au bout, pour peu que la reconnaissance du public soit au rendez-vous.
S’ajoute la satisfaction du travail accompli en donnant la meilleure image possible de notre Art. Créer pour être utile !
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Tori et Uke sont deux « personnages » bien connus des pratiquants d’arts martiaux, notamment du ju-jitsu. Tori est celui qui exécute, Uke est celui qui subit.
C’est en 1982 qu’a été créé cet enchaînement. Nous étions en plein renouveau du ju-jitsu en France.
Quelques fois on peut entendre ou lire que les techniques de ju-jitsu sont irréalistes, donc irréalisables en matière de self défense. 
Dans les arts martiaux aussi il est question de rentrée.
Entre ceux qui disent que cela ne sert à rien d’apprendre à se défendre, ceux qui affirment que leur méthode est la meilleure, ceux qui critiquent les techniques qu’ils ne maîtrisent pas et ceux qui disent que l’expérience de la rue est la seule qui vaille, il y a des réflexions plus modérées à émettre concernant la pratique de la self défense.
Même en été, peut-être surtout en été, il n’est pas interdit de réfléchir.
Hier, sur la page personnelle de Facebook, j’ai proposé un extrait de l’émission qui avait lancé la série télévisée réalisée en 1986 « La défense dans la ville ». Il était question d’aller un peu plus loin aujourd’hui dans sa présentation avec l’article proposé ci-dessous.
Dans moins d’un mois, nous reprendrons le chemin des dojos. Enfin, pour ceux qui auront décidé de continuer une activité commencée la saison passée ou il y a plusieurs années.