On continue avec l’éducation, en revenant sur le salut, cher à tout pratiquant d’arts martiaux qui se respecte (et qui respecte).
C’est avant tout un signe de politesse, une marque de respect, de considération et une tradition qu’il serait dommage de négliger et surtout de sacrifier. C’est aussi un moment de brève et d’intense concentration avant une démonstration, une répétition ou un combat, tout simplement au début et à la fin d’une séance. Un temps de courte réflexion.
Dans les arts martiaux japonais, le salut est emprunté aux coutumes du pays. C’était tout simplement dans le quotidien la façon de se dire bonjour.
Nous utilisons le salut principalement de deux façons. Debout ou à genoux. Logiquement, avant et après avoir effectué un travail debout, on salue debout ; il en est de même pour le travail au sol. Dans certains katas ce rite se pratique à genoux et debout pour d’autres.
Au début et à la fin d’un cours, face aux professeurs, il s’exécute en principe en position agenouillée, mais rien ne s’oppose à ce qu’il soit réalisé debout (surtout si le professeur a mal aux genoux). La position des élèves les plus hauts gradés est toujours sur la droite.
S’il est incontournable, il doit se faire en respectant une bonne attitude. Il ne doit pas être bâclé. Tout d’abord, les protagonistes adoptent une tenue correcte, même après un combat. On prend le temps de remettre sa tenue en bon ordre, on ne salue pas débraillé.
D’autre part, il ne s’agit aucunement de se satisfaire d’un vague mouvement de tête. On prend son temps pour incliner le buste vers l’avant, les mains glissant le long des cuisses en position debout, elles seront posées sur le sol dans la position agenouillée.
Entre élèves et après un travail ou un randori, il se suffit à lui-même. D’autres marques, ne sont pas indispensables, si sympathiques soient elles !
Il est de coutume également de pratiquer le salut en entrant dans le dojo. Il est vrai que cette tradition se perd, elle est remplacée par un seul salut, celui que l’on exécute avant de monter sur le tatami (et encore, pas toujours). Mais l’un n’empêche pas l’autre.
Cet article permet de rappeler que si certains rituels ne sont pas respectés dans nos disciplines à traditions, où le seront-ils ?
Encore une fois, c’est au professeur qu’incombe la responsabilité pour que tout se passe correctement dans son dojo : respect des traditions pour une bonne éducation, respect des consignes pour une pratique éducative et non pas destructive. Il n’est pas qu’un passeur de techniques, il est aussi un transmetteur de principes, de traditions et d’éducation globale !
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« L’habit ne fait pas le moine », un peu quand même !
En sport, cela peut paraître étrange d’affirmer que lorsque c’est le plus fort qui gagne et que l’échelle des valeurs est respectée, un manque d’intérêt pourrait se manifester. Mais finalement, pas tant que cela.
Retour sur deux personnages bien connus des pratiquants d’arts martiaux et notamment des jujitsukas. Pour les novices, afin de faciliter les présentations, nous pourrions expliquer que dans ce couple d’inséparables, Tori incarne « le gentil » et Uke « le méchant ».
On ne fait pas toujours ce que l’on veut, il y a les imprévus, les impondérables, les cas de force majeure, etc. Mais parfois, l’absence à une séance (ou à plusieurs) est la conséquence d’une (ou plusieurs) « petite flemme ». Certes, on n’est obligé de rien, mais lorsqu’on cède à la facilité on rompt une sorte de triple engagement.

Le sujet a toujours existé et les méthodes de self défense n’ont cessé de susciter de l’intérêt. Avec des noms parfois différents (auto défense, défense personnelle, etc.) mais avec le même objectif : celui de pouvoir faire face à une agression physique à notre encontre où à celle d’un tiers.
Voilà une technique que j’affectionne tout particulièrement. Peut-être est-ce parce que je la maîtrise assez bien que je l’affectionne, ou bien est-ce parce que je l’affectionne que je la maîtrise ? Quelle est la conséquence et quelle est la cause ?