Ça y est, c’est fini, avant-hier matin nous avons vécu la dernière séance du stage de Soulac.
Il y a un peu plus d’une semaine nous reprenions la direction de la station balnéaire du Médoc, pour renouer, douze ans après, avec une belle tradition qui remontait à l’année 1986.
Le moment est venu de faire un premier bilan.
Bien sûr, il y aurait pu avoir davantage de participants, mais il y aurait pu aussi en avoir moins.
Il faut dire que le climat et l’ambiance générale sont difficiles depuis plus de deux ans (je sais de quoi je parle), et qui plus est, pour ce stage il s’agissait d’un nouveau départ, ce n’est jamais facile de relancer une machine. Et puis, n’ayant plus d’outil de travail depuis deux ans et demi, les réserves sont limitées. A noter, sans doute à cause des incendies en Gironde, un tiers de défections !
Je retiendrai quelques données.
Tout d’abord le stage a rassemblé de la ceinture blanche au 6ème dan, de l’âge de 14 ans à un âge « très adulte », environ un tiers de féminines et une représentation belge conséquente.
Coté ambiance, ce fût particulièrement agréable, c’est souvent le cas, mais là, peut-être davantage. Sans doute le plaisir de pouvoir pratiquer à nouveau intensément dans un endroit privilégié.
La motivation était parfaite, pas une fois un stagiaire n’a manqué, même avec la fatigue, et les inévitables courbatures. Aucune blessure n’est venue gâcher la fête.
Je remercie tous les participants pour cette remarquable assiduité, mais aussi tout simplement pour leurs présences. Une mention particulière à l’intention de Pascal, mon fidèle et performant Uke !
Personnellement, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas renoué avec mon métier six journées de suite. Il faut remonter à l’avant Covid. C’était indispensable pour un moral mis à mal depuis trop longtemps !
Ce fût aussi l’occasion de retrouver de « vieilles connaissances » et de découvrir de nouveaux visages.
Je pense avoir bien équilibré ce stage, tant au niveau technique que physique, c’est ce que me laissent penser les différentes discussions que j’ai eu avec les stagiaires.
Cette semaine, ça été aussi l’occasion de retrouver Soulac, personne n’ignore l’attachement que j’ai avec ce lieu. Même si au cours des dernières années la petite station a gagné en fréquentation, elle reste un endroit où je me sens bien.
Nous nous sommes quittés vendredi midi en nous promettant de nous revoir au cours de la prochaine saison et vraisemblablement l’été prochain au même endroit.
J’en profite pour remercier la municipalité et Xavier Pintat, le maire de la commune et Sénateur Honoraire. Nous nous connaissons depuis le début de l’aventure des stages soulacais.
Maintenant, quelques jours de repos avant une nouvelle saison. La semaine prochaine, je ne manquerai pas d’aborder les projets qui y sont attachés.
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La semaine dernière, sur ma page Facebook, je proposais différentes photos présentant plusieurs formes de waki-gatame.
La recherche du beau est-elle utile dans les arts martiaux ?
Nous sommes à un mois de la rentrée et même si pour moi elle est encore incertaine, j’ai pensé écrire quelques lignes à propos d’un sujet qui me tient à cœur, à savoir « la pratique éducative ».
Il y a quelques temps j’avais évoqué le projet de publier « Mon dictionnaire des arts martiaux », mais préoccupé par de graves événements, j’ai mis de côté la finalisation d’un travail déjà bien commencé. Dernièrement, je m’y suis attelé à nouveau.
C’est en août 1986 qu’a eu lieu le premier stage ju-jitsu à Soulac-sur-Mer. Je m’y étais rendu à l’automne précédent, « en reconnaissance ». C’est à cette occasion que j’avais rencontré Fréderic Fétis. Il s’occupait du Centre Capdeville, là où une majorité de stagiaires logeaient durant plusieurs saisons. Chaque été, durant vingt-cinq années, nous nous retrouvions, ce qui n’a pas manqué de tisser des liens. En plus, j’étais souvent reçu à la table de la famille Fétis. Ce sera un grand plaisir de nous retrouver dans un mois.
(Je ne renonce jamais, il n’est pas question de disparaître sans combattre !)
Chaque semaine sur la page professionnelle de Facebook (Club Jujitsu Eric Pariset) je publie un article qui traite de différents sujets attachés aux arts martiaux. Je le partage sur ma page personnelle et sur ce blog.
Dans notre activité, le mois de juin est propice à établir le bilan de la saison qui s’achève et pour envisager la prochaine. A titre personnel, celle-ci a commencé en pouvant remettre le « blanc de travail », alors que durant la saison précédente (2020/2021) cela n’avait pas été le cas ; du jamais vu dans ma carrière.
La semaine dernière, c’est un article consacré aux 16 techniques qui était proposé, il est logique que cette semaine nous nous intéressions à deux autres enchaînements créés à leur suite, à savoir les 16 Bis et les 16 Ter.