Cette semaine, c’est une fiche technique très simple sur le ju-jitsu que je propose en guise d’article.
Pour les plus anciens, il est toujours utile de se rafraîchir la mémoire. Pour les néophytes, il est encore plus important de s’informer.
Le ju-jitsu se compose de techniques de coups (atemi-waza), de projections (nage-waza) et de contrôles (katame-waza).
Ses principes de base sont la non opposition et l’utilisation de la force de l’adversaire ; de façon directe ou en utilisant le principe d’action réaction.
L’atemi-waza, le travail des coups, aura davantage pour objectif de déséquilibrer que d’être une finalité.
Pour projeter un adversaire on utilise plusieurs mécanismes. La bascule au-dessus du centre de gravité, la suppression d’un point d’appui, empêcher l’adversaire de reprendre l’équilibre sur l’avant. Et tout simplement en utilisant la force de l’adversaire.
Les contrôles (katame-waza) ont une importance majeure dans la mesure où ils permettent de maîtriser quelqu’un sans forcément mettre ses jours en danger.
En ju-jitsu toutes les défenses sur toutes les situations d’attaque sont étudiées, debout et au sol, à mains nues ou bien armées.
On travaille également sur des situations de défense contre plusieurs adversaires.
Pour bien pratiquer le ju-jitsu il est indispensable de maîtriser les « ukemis » les brises chutes. Sur l’arrière et sur l’avant. C’est indispensable lors des répétitions, mais également dans la rue lorsque l’on dérape sur un sol glissant, ou bien que l’on « s’emmêle les crayons ».
Il existe beaucoup d’écoles et de styles de ju-jitsu, celui que je pratique et enseigne est à but non compétitif, de façon à ce qu’il conserve son aspect traditionnel et l’ensemble des ses techniques originelles.
En effet, la compétition impose (à juste titre) un règlement qui sclérose quelque peu la discipline. Si certaines combinaisons et techniques sont retirées, c’est qu’elles sont dangereuses. De fait, cela signifie qu’elles sont efficaces en self défense ; c’est dommage de ne plus les étudier. Maintenant chacun opte pour ses préférences, il ne s’agit que d’un point de vue renforcé par une longue expérience.
Le ju-jitsu est une méthode de self défense efficace pour peu que le pratiquant s’y astreigne de façon régulière. C’est aussi un art martial porteur de fortes valeurs éducatives, c’est également et tout simplement un « art de vivre » qui apporte un bien être physique et mental.
Cet ensemble ne manque pas de contribuer à une meilleure vie en société. D’autant que l’appartenance à une « famille », comme celle des arts martiaux impose (normalement) le respect des consignes élaborées par cette famille.
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Nous sommes au milieu des années 1980, à Paris dans le dojo mythique de la Rue des Martyrs.
Retour sur un secteur important du ju-jitsu.
C’est avant tout un signe de politesse, une marque de respect et une tradition qui ne doit jamais être sacrifiée. C’est aussi un moment de brève et intense concentration avant une démonstration, une répétition ou un combat. Et puis, un temps de courte réflexion dans l’instant qui suit ces exercices.
C’est avec beaucoup de plaisir que je publie, de temps à autre, une histoire issue du recueil de Pascal Fauliot « Contes et récits des arts martiaux de Chine et du Japon ». Ces petites histoires nous offrent une belle matière à réflexion et nous rappellent que nos disciplines ne sont pas que de simples activités physiques.
Réflexions sur le travail au sol avec un article qui vient en complément de celui paru dernièrement (blog, 17 novembre).
Tori et Uke sont deux personnages bien connus des pratiquants d’arts martiaux et notamment des jujitsukas. Pour les novices et afin de faciliter les présentations, nous pourrions expliquer que dans ce couple d’inséparables, Tori incarne « le gentil » et Uke « le méchant ».
Il y a quelques semaines j’avais consacré un article aux méthodes d’entraînement. Parmi elles, il y a le randori, l’équivalent en boxe de l’assaut que l’on nommait aussi « l’assaut courtois », il y a un certain temps.
En sport, cela peut paraître étrange d’affirmer que lorsque c’est le plus fort qui gagne et que l’échelle des valeurs est respectée, un manque d’intérêt peut se manifester. Mais finalement, pas tant que cela.