Je n’ai jamais coûté « un pognon de dingue » à la société, j’ai souvent « traversé la rue » pour trouver du travail, plus exactement pour créer mon entreprise ou la déménager, je me suis toujours battu pour ne pas rester comme les gens « qui ne sont rien » et pour ne pas être « illettré ». Un peu d’humour (grinçant) ne gâche rien.
A l’inverse, tout au long de ma vie, j’ai largement participé à la solidarité nationale en m’acquittant d’importantes cotisations sociales, d’impôts, de droits de succession et autres taxes multiples, comme beaucoup d’entre nous, ce qui devrait permettre de pouvoir améliorer, entre autres, notre système hospitalier et éviter un blocage du pays, à l’instar de celui qui nous a été imposé.
Aujourd’hui, on nous dit que l’activité économique reprend, on nous parle d’embellie, on nous serine avec la reprise, on loue la croissance, tout cela est très bien, mais « en même temps » on subit une inflation extraordinaire et on oublie tous ceux qui ont été jetés dans le fossé par la crise sanitaire ! Le « quoi qu’il en coûte » et les différentes aides n’ont pas profité à tout le monde de la même façon : une inégalité de plus. La fameuse expression « mettre la clef sous la porte », a pris tout son sens pour un nombre important de petites entreprises.
Mon entêtement à reconstruire, lorsque c’était nécessaire, ne m’a jamais fait défaut. En juillet 2019 j’ai même traversé davantage que la rue, la moitié du pays, pour retrouver de l’activité, après avoir constaté que là où j’étais il n’était pas facile d’exercer mon métier.
Malheureusement, quelques mois après, en mars 2020, comme beaucoup, j’ai été sommé de fermer mon établissement parisien, sans aucun dédommagement (les assureurs n’assurant pas !). Cela est d’autant plus terrible que je m’étais fixé cette ouverture de dojo comme un dernier combat. Certains s’en étaient d’ailleurs étonnés, au regard d’un âge qui est davantage celui de la retraite. Mais il faut savoir que les retraites consentis aux travailleurs indépendants sont insignifiantes, qu’elles n’offrent pas d’autre possibilité que celle de poursuivre une activité.
Ensuite, dans l’enseignement des arts martiaux existe une passion dont il est difficile de se passer, d’autant plus lorsque l’on ressent un sentiment d’utilité. Je pense l’être encore un peu (utile).
Bien que cette fermeture imposée ne m’ait pas laissé indemne, j’ai bien l’intention de continuer le combat – je n’ai pas le choix, sans cesser de dénoncer ce que je considère toujours comme une injustice.
Cependant, certaines situations sont plus compliquées à rétablir que d’autres. C’est le cas de celle à laquelle je suis confronté. D’abord à cause de la violence de l’événement inédit que nous avons connu (et de sa gestion), mais aussi par rapport à l’âge évoqué plus haut.
Mon intention n’est donc pas uniquement de dénoncer, mais d’agir. C’est ce que je fais en entamant une reconstruction laborieuse, dans un premier temps à l’aide de quelques stages qui me permettent de renouer avec mon métier et de retrouver avec un immense plaisir de fidèles pratiquants et de découvrir quelques nouveaux visages.
Cependant, cela ne suffit évidemment pas et cette reconstruction rencontre des difficultés surprenantes et une certaine passivité (parfois) en matière de solidarité.
J’avoue que cette épreuve a laissé des traces. Le virus ne m’a pas tué, mais il a sévèrement abîmé ma vie ! Il est des moments de l’existence où les blessures cicatrisent moins rapidement et où se relancer est plus délicat. Malgré ce triste tableau, la volonté est toujours là !
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En ouverture d’un modeste article consacré à la violence (écrit à l’aide de mots simples) et pour l’illustrer, j’ai pensé publier cette petite leçon.
Un DOJO n’est pas simplement un lieu où l’on transpire, c’est aussi un endroit dans lequel on s’inspire. Il doit y régner une ambiance particulière qui n’est pas celle d’une simple salle de sports, on doit y apprendre « quelque chose » de plus.
Encore une rediffusion qui ne me paraît pas superflue. Il s’agit juste de mon point de vue.
L’article de cette semaine a déjà été proposé, mais en ce début de saison il n’est peut-être pas inutile de le publier à nouveau, après l’avoir quelque peu remanié.
Après le choix d’une discipline, l’importance du premier professeur
Nous sommes encore à la rentrée, les portes des dojos sont ouvertes à nouveau, enfin !
Donc, le 26 en proposant un stage à Paris, je vais renouer avec un brin d’activité. Il était temps ! Cependant, « la remontada » risque d’être longue. On parle de reprise économique, tant mieux, reste à savoir si cela va durer.
Dans une semaine, ce sera la rentrée. Quelle rentrée, pour quelle saison ?
Impossible d’évoquer les stages d’été sans parler du Golfe Bleu. J’ai déjà eu l’occasion de consacrer quelques articles à ce lieu mythique qui a vu passer des centaines et peut-être même des milliers de judokas, de pratiquants d’autres budos, mais aussi de volleyeurs, de pongistes, de plongeurs, etc. Et tout simplement de vacanciers. Du début des années 1950 jusqu’au milieu des années 1980, tous ceux qui y sont venus ne serait-ce qu’une fois, gardent des souvenirs qui ne périront jamais. Je sais, je suis bien placé pour l’affirmer. A titre personnel c’est environ une dizaine d’étés que j’ai passé en entier ou en partie.