Dans moins d’un mois, nous reprendrons le chemin des dojos. Enfin, pour ceux qui auront décidé de continuer une activité commencée la saison passée ou il y a plusieurs années.
On a raison d’affirmer qu’il n’est pas possible d’arrêter la pratique d’un art martial, sauf cas de force majeure, ou encore avec le sentiment de s’être trompé, ce qui se révèle très vite, lors des premières leçons.
Cette pratique ne s’inscrit pas que dans le loisir, c’est un peu plus que cela. On pourra me dire que c’est le cas de beaucoup de sports, ce qui est vrai, cependant cela l’est davantage dans nos disciplines.
Chaque sport est une éducation physique, mais Jigoro Kano en créant le judo a voulu en faire également une méthode d’éducation mentale ; une École de vie.
Développer des qualités techniques, renforcer le physique, mais aussi inculquer de fortes valeurs mentales.
Sur le plan technique, il y a la recherche de la perfection, de la finesse technique, de l’harmonie entre le corps et l’esprit. Tout cela demande beaucoup de temps, de patience, de rigueur et d’efforts. La satisfaction sera la récompense que seuls peuvent connaître ceux qui n’auront pas abandonné à la première occasion.
J’ai souvent insisté sur le fait qu’il était plus simple de céder à la facilité, qu’à chaque fois il était possible de trouver une bonne excuse pour faire l’impasse sur une séance. Mais que jamais ne s’était manifesté le regret de s’être fait violence en se rendant à l’entraînement (s’agit-il de violence, d’ailleurs?).
Aller au dojo n’a rien à voir avec aller au cinéma ou à une soirée avec des copains, si agréable soit-elle !
L’inscription dans un dojo est une sorte de pacte que l’on signe avec soi-même. On ne pourra donc s’en prendre qu’à soi si ce pacte est rompu. Respecter un engagement est un acte d’une valeur inestimable. Avec soi ou n’importe quelle personne.
La pratique est singulière d’autant plus que les arts martiaux ont la particularité de proposer des techniques qui permettent de maîtriser un adversaire, et même davantage. Il y a là une raison supplémentaire de s’investir avec sérieux, ce qui n’empêchera pas de trouver un aspect ludique qui participe à l’épanouissement et à l’acquisition d’un bien être supplémentaire.
Maintenant, il est incontestable qu’il ne faut pas se tromper au moment du choix de la discipline et plus encore du dojo et du professeur.
Quant à l’envie de « papillonner », d’essayer plusieurs disciplines, pourquoi pas ? Mais c’est la meilleure façon de ne pas en approfondir une.
Une vie ne suffira pas pour maîtriser parfaitement un art martial, alors une saison, et parfois moins… Certes, cela peut paraître rébarbatif de s’investir totalement, surtout à une époque où l’on regarde les vidéos en accéléré, mais est-ce une (bonne) raison pour céder à l’air du temps ?
En attendant, bonne vacances pour les aoûtiens. Et retour sur les tatamis en pleine forme !
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