Le 30 juin 2015, le dojo de la Bastille changeait de direction, je passais le relais à une autre équipe. Plusieurs années d’un conflit inéquitable et épuisant contre une propriétaire et une copropriété m’avaient fait saisir l’occasion qui se présentait à moi, à savoir une pause et goûter au bonheur que procure un peu de temps libre. Cette décision, dictée par la sagesse, qui est une autre vertu des arts martiaux, avait malgré tout désorienté bon nombre de fidèles.
J’avais mis le cap sur la Provence, une région qui m’est chère et je pensais pouvoir faire profiter de mon savoir et de mon expérience les personnes intéressées par le ju-jitsu ; mais les choses ne se passent pas toujours comme nous l’espérons, c’est ainsi ! Cette situation m’a incité à déménager à nouveau, à prendre la direction du « Grand-Ouest », me permettant du même coup d’opérer un rapprochement familial et de découvrir les charmes du Marais-Poitevin.
De mes deux expériences provinciales, je retiens qu’il n’est pas facile pour un parisien de se faire accepter, lorsque l’on travaille dans certains secteurs. Il y a quelques craintes, peut-être légitimes, qui ne manquent pas de se manifester de la part de personnes solidement implantées et qui n’apprécient pas forcément – ce que l’on nomme de façon négative – un « parachutage ». Et puis, dans certaines régions la non-appartenance à l‘institution fédérale « officielle » est souvent rédhibitoire. Enfin, la jalousie est une valeur sûre.
Ne pouvant pas rester inactif, j’ai donc décidé de « boucler la boucle » et d’effectuer un retour sur la capitale dès le mois de septembre prochain. Pour commencer, c’est au travers de deux soirées par semaines dans un club de l’Est parisien que j’aurai le plaisir de rassembler les fidèles qui, pour certains, n’attendent que cela !
Ce sera un réel plaisir de retrouver des étudiants convaincus, mais aussi d’initier des néophytes à notre belle discipline – le ju-jitsu – empreinte d’une richesse technique exceptionnelle, de fortes valeurs mentales et qui offre un engagement physique complet, contrôlé et adapté.
En attendant de nouvelles « aventures martiales » et ce retour que je n’imagine pas autrement que gagnant, je souhaite à tous un bel été et de bonnes vacances à ceux qui auront la chance d’en bénéficier.
Les personnes intéressées peuvent me contacter par mail ou par téléphone. Les cours qui commenceront le 28 août s’adressent aux débutants, aux pratiquants d’autres disciplines et bien évidemment à tous les jujitsukas.
eric@pariset.net 06 14 60 18 25 www.jujitsuericpariset.com
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Nous arrivons à la lettre J de mon dictionnaire : J comme Ju-Jitsu et Judo, mais tout simplement comme Ju, « la souplesse ».
C’est un article plus technique que je propose aujourd’hui avec la lettre I de mon dictionnaire, I comme Ippon Seoi Nage.
Nous arrivons à la lettre H de mon dictionnaire, H comme Honneur.
Dans mon dictionnaire la lettre G ne pouvait être consacrée qu’à Anton Geesink. Pour moi, il représente un géant en 3 G. Géant par sa taille, par sa carrière et pour l’enfant que j’étais.
Nous arrivons à le lettre F de mon dictionnaire, F comme être le Fils de…Bernard Pariset.
Nous arrivons au troisième et dernier volet consacré à la lettre E de mon dictionnaire : E comme Enchaînement. Le premier volet proposait une présentation générale des enchaînements créés, le deuxième était consacré aux plus important d’entre eux, à savoir les « 16 techniques ». Aujourd’hui je propose un rapide historique de ceux qui sont venus après.
A la lettre E beaucoup de noms méritent une place dans mon dictionnaire des arts martiaux. Par exemple, E comme éducation. L’Education physique et mentale chère à Jigoro Kano qui, grâce à sa méthode de ju-jitsu devenue judo, proposait une « science du combat » mais aussi une « Ecole de vie » qui harmoniserait les rapports humains, améliorant ainsi la vie en société. Dans le même esprit il y a aussi E comme Educateur, ou Enseignant ; deux mots qui occupent une place prépondérante dans ma vie. Il est possible aussi d’évoquer le E d’Exigence, celle que l’on doit imposer à soi-même (avant de l’imposer aux autres). Mais aussi le E d’Excellence, vers laquelle chacun doit tendre, dans son métier et dans ses actes ; non pas dans un systématique esprit de compétition, mais simplement pour s’améliorer.