Le billet posté il y a quinze jours a suscité un intérêt phénoménal. Il traitait du projet (!?) de création d’une nouvelle progression par la FFJDA, dans laquelle serait inclus l’aspect self-défense du ju-jitsu. Relayé par Facebook, cet article a atteint cinq fois plus de personnes que la moyenne des autres billets sur ce réseau social. Pourquoi une telle audience?? Assurément le sujet (la self-défense) passionne. Mais, sans doute aussi la polémique qui découle de cette prise de conscience étonnante. Cela prouve, si besoin était, que tous ceux qui se reconnaissent depuis des lustres dans l’intérêt du développement du ju-jitsu sous son aspect premier ne sont pas des utopistes. Mais que de temps perdu ! Et puis, il sera intéressant de voir quelle sera la suite donnée à ce projet.
Pour ce qui nous concerne, à l’EAJJ, un tel intérêt ne peut que nous conforter dans la poursuite de notre chemin, d’autant que nous possédons une belle avance en matière de contenu technique. De plus, le fait d’avoir rejoint la FEKAMT depuis quelques saisons nous donne davantage de poids et de moyens. L’assemblée générale et le rassemblement des 10 et 11 octobre derniers à Gien ont permis de confirmer qu’il y avait un intérêt certain à regrouper des arts martiaux qui ont en commun la passion d’une forme de pratique traditionnelle, tout cela avec une totale liberté quant au contenu des programmes techniques de chaque école.
Les 28 et 29?novembre prochains, à Monts, ce sera au tour de l’EAJJ de tenir son A.G. Un stage tous niveaux sera également proposé, ainsi qu’un passage de grades. Ce sera aussi l’occasion de réunir les membres de la Commission technique. Un week-end chargé en perspective.
Enfin, pour terminer ce billet en forme de bloc-notes, j’informe qu’un nouveau livre est en préparation. Il portera sur un enchaînement inédit de quinze techniques mettant en valeur l’atémi-waza et le katame-waza, avec en bonus, les articles du blog de cette année riche en événements, pour le moins?!
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Une dernière petite photo de mer et de ciel bleu, non pas pour remuer le « tant? dans la plaie » pour ceux qui reprennent cette semaine, mais tout simplement pour les bons souvenirs que représentent l’air marin et le ciel bleu. Alors, la rentrée, évoquons-la ! Tout d’abord, voilà un bel exemple de marronnier qui en terme journalistique signifie un sujet qui revient de façon récurrente, pour ne pas dire redondante, chaque année à la même période. Le guide des vins, celui des hôpitaux (il n’existe pas forcément de lien entre les deux), les soldes, etc. La rentrée scolaire en fait partie (et puis cela tombe bien, c’est la saison des marrons) avec ses variantes que sont la rentrée sportive et la rentrée tout court. Bref, c’est souvent le moment d’acter les bonnes résolutions prises pendant les vacances, vacances durant lesquelles s’opèrent souvent des prises de conscience au contact d’amis que l’on a enviés pour leur bonne forme physique exempte de toutes autres formes. Ou bien encore grâce à leur pouvoir de persuasion sur les bienfaits de la discipline de combat qu’ils ont pratiqué tout au long de la saison passée. Ce billet s’adresse aux novices, à ceux qui n’ont pas encore pratiqué les arts martiaux, ou alors, il y a longtemps. On se dit qu’après tout, pourquoi pas, il faut se bouger, et se lancer dans un art martial offre beaucoup d’avantages. D’abord, cela se fait en intérieur, garantissant un certain confort pour les journées pluvieuses de l’automne et celles rigoureuses de l’hiver, comme celles que nous pouvons connaître dans nos régions. Ensuite cela permet d’allier l’utile à l’agréable. Apprendre une méthode de défense, entretenir son corps et, si l’état d’esprit est bon dans le club (ce qui est souhaitable), c’est un plaisir que de s’y rendre et de partager un agréable moment au cours duquel l’amitié s’invite régulièrement. Sans pour autant tomber dans une ambiance à la décontraction trop importante, qui sera incompatible avec une pratique sérieuse et sécurisée. Au moment de choisir, il ne faudra pas oublier que justement le choix du professeur est tout aussi important que celui de la discipline. Un bon outil utilisé par un mauvais ouvrier ne donnera rien de bon ! Si malheureusement le novice n’est pas en mesure de juger le niveau technique de l’enseignant (parfois camouflé sous des titres ronflants, mais absolument creux), il doit être capable de juger l’ambiance générale. On a coutume de dire que la première impression est la bonne, alors peut-être faut-il se fier à cet adage, mais qui, comme les autres, comporte sa marge d’erreur ! N’oublions pas non plus la réputation ainsi que les avis des adhérents. Maintenant il est aussi indispensable de hiérarchiser ses propres priorités. Savoir ce que l’on recherche en premier. L’aspect utilitaire, l’aspect physique, un bien-être intérieur. Sachant que ces données restent intimement liées. Et puis, il faudra s’assurer que la pratique de la discipline permettra de se rendre entier au travail le lendemain, tout simplement s’y rendre. Enfin, et je prêche assez naturellement pour notre art, en insistant sur le fait qu’une discipline aux racines profondes, aux fondamentaux (techniques et mentaux) solides et qui a fait ses preuves au cours des siècles, s’impose comme une garantie. Le système de grades qui s’y attache est plus important qu’il n’y paraît. Pas simplement pour gravir ces échelons ? ce qui de toutes les façons représente toujours une satisfaction ?, mais parce qu’ils sont forcément attachés à une méthode, à un programme, à une progression. Et puis, ils seront autant d’objectifs générateurs de motivation, donc de régularité.