Retour à « la technique » avec un article consacré à l’atemi-waza (le travail des coups), l’une des trois composantes du ju-jitsu, les deux autres étant le nage-waza (le travail des projections) et le katame-waza (le travail des contrôles).
En ju-jitsu l’atemi-waza possède la particularité de ne pas être une finalité, mais un moyen d’y parvenir ; un « coup porté » permet un déséquilibre favorisant l’enchainement avec une projection ou un contrôle, ou encore les deux.
Logiquement il compose la première partie d’une défense puisqu’il s’utilise à distance. Un « enchaînement type », se déroulera de la façon suivante : coup, projection et contrôle. Mais ce n’est pas une règle absolue.
Son étude est importante pour trois raisons essentielles.
D’abord pour son efficacité dans le travail à distance. Il est souhaitable d’avoir une bonne maitrise dans ce domaine aussi bien pour l’utiliser que pour s’en défendre.
Ensuite, son étude sera intéressante sur le plan physique, elle permet de travailler la souplesse, la vitesse, et dans les randoris (les exercices d’opposition codifiés) de parfaire sa condition physique. Sans oublier l’aspect ludique qu’apporteront ces affrontements pour peu qu’ils soient pratiqués avec un parfait état d’esprit.
Enfin, il procurera ce que l’on appelle le « sens du combat » : le coup d’œil favorisant les automatismes d’attaques et de défenses.
Le livre dont la couverture illustre cet article contient différents chapitres qui traitent des méthodes d’entraînement spécifiques à cette composante, mais aussi un enchaînement appelé « les 16 atemis ». Cette « suite » propose 16 défenses sur des coups portés à l’aide des bras et des jambes, avec des ripostes uniquement en atemi. Une des particularités de cette « sorte de kata » se trouve dans la compatibilité des techniques avec les autres composantes du ju-jitsu. Chaque défense doit pouvoir s’enchaîner avec une projection et/ou un contrôle.
Malheureusement ce livre est épuisé, mais sa réédition est toujours envisagée.
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C’est dans un tunnel dont nous ne voyons toujours pas le bout que nous avons été projetés il y a tout juste un an.
Voilà un petit livre empli d’une grande sagesse. Je ne peux que le recommander aux pratiquants d’arts martiaux, mais aussi à tous les autres. Ils découvrirons – si ce n’est déjà fait – que ces disciplines ne se limitent pas au développement physique et à la science du combat.
Dans le recueil de contes que j’évoquais le 19 février dernier, il y a un chapitre consacré à l’art de vaincre sans combattre. J’avais alors proposé une petite histoire savoureuse :« Trois mouches », aujourd’hui il est question d’un coq. Je vous laisse découvrir ou redécouvrir ce beau petit conte, riche en enseignement et tout aussi savoureux !
Henri Courtine
Anton Geesink 1934-2010, Henri Courtine 1930-2021. Bernard Pariset 1929-2004. Ils ont marqué le judo européen à ses débuts. Depuis vendredi dernier et la disparition d’Henri Courtine, ils sont à nouveau réunis. Nul doute que là-haut il y a un tatami pour qu’ils puissent faire randori !
Un monument vient de nous quitter.
Parmi les privations qui nous sont infligées depuis maintenant onze mois, la possibilité de « rencontres » en est une.
Dernièrement j’ai évoqué Shozo Awazu – personnage incontournable du judo français – à propos d’un livre paru en 1959. Cet ouvrage traite d’un domaine d’une richesse exceptionnelle et d’une incontestable efficacité : le ne-waza (le travail au sol). Il est utilisé dans de nombreuses disciplines. Son étude et sa pratique sont passionnantes pour bien des raisons.