En plein cœur de l’hiver, il est particulièrement agréable de penser à la douceur des jours d’été… et au stage de ju-jitsu de Soulac ! D’autant que sur un plan purement pratique, il est bon de s’y prendre à l’avance, notamment en ce qui concerne les réservations pour l’hébergement.
C’est en 1986 que j’ai eu un coup de cœur pour Soulac, la petite station balnéaire médocienne au charme un peu rétro, qui bénéficie d’un climat particulièrement adapté à un stage de ce type. Donc, depuis maintenant 21 ans, chaque été sans interruption, des pratiquants de ju-jitsu venus de différents horizons rejoignent la pointe de Graves pour une pratique intensive de leur discipline… et une semaine de détente. Cette année, pour répondre aux demandes, le déroulement du stage évoluera, et les séances seront proposées uniquement en matinée. Du dimanche 5 août inclus au vendredi 10 à midi les cours se dérouleront de la façon suivante : de 9h00 à 10h00, atémi-waza en extérieur ; de 10h00 à 12h00, technique et randoris en dojo. Il sera possible pour les volontaires de s’entraîner librement le soir, de 18h30 à 19h30.
Éric Pariset
Les bienfaits d’un stage de ce type sont nombreux. Il s’agit en réalité d’une véritable immersion : en effet, la pratique intensive, tant sur le plan technique que physique, permet des progrès considérables. Loin du stress de la vie courante, les participants peuvent s’impliquer davantage, et ont souvent le sentiment d’une plus grande communion avec l’esprit de notre discipline. L’ambiance, décontractée entre les séances, permet d’aborder la pratique de façon différente. Les relations entre stagiaires sont enrichies, ce qui donne au final un excellent état d’esprit général, indispensable pour une pratique saine de l’art martial. La venue de pratiquants d’autres clubs et même d’autres pays, au style parfois très différent, permet des échanges toujours enrichissants.
Enfin, après quelques jours de repos, la reprise de la nouvelle saison s’effectue dans les meilleures conditions.
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Il y a un début à tout et les premières pages de l’histoire du judo français se sont faites dans les années 1950 grâce, notamment, à deux champions d’exception, à savoir Henri Courtine et Bernard Pariset. Pariset vous avez dit Pariset ? Oui, en effet il s’agit bien de mon père, disparu il y maintenant deux ans, le 26 novembre 2004. Que les plus anciens ne prennent pas ce rappel comme un affront que je leur infligerais, mais les nouveaux samouraïs ne connaissent pas forcément tout sur nos disciplines et ceux qui ont marqué leur époque par leurs résultats, leur technique, leur sens de la transmission ou tout simplement leur charisme. Pour lui rendre hommage, la Fédération des internationaux du sport français a donc décidé d’honorer mon père le 12 décembre prochain, en le promulguant « Gloire du sport français » à titre posthume. C’est une distinction à laquelle je suis très sensible et qui ne peut que renforcer ma fierté d’être son fils et d’avoir été son élève. A l’occasion de cette cérémonie, son éloge sera faite – inévitablement, pourrions-nous dire -, par son partenaire et adversaire de tatami, mais surtout son meilleur ami, à savoir Henri Courtine.

