Arlon 2008

20081123__1218Cette fois Arlon avait des airs de Sibérie pour m’accueillir à l’occasion du 3 eme stage organisé dans cette ville. La température était donc froide à l’extérieur, mais l ‘ambiance chaude à l’intérieur du gymnase qui  a rassemblé une cinquantaine de jujitsukas venus de Belgique – bien-sur – mais aussi du Luxembourg et du Nord-Est de la France.

Comme à l’occasion des deux premières éditions, il faut féliciter le comité d’organisation du Club d’Arlon qui a permis un rassemblement de qualité avec des stagiaires motivés.
L’ensemble des pratiquants – de la ceinture jaune au 6e dan – a, en effet, fait preuve d’une belle motivation et d’un réel investissement technique et physique.
Un bon souvenir personnel ; merci à toutes et à tous et à bientôt.
PS : A l’intention des personnes présentes, je mettrai en ligne, dans les prochains jours, le programme étudié à l’occasion de ce stage !

site du club Eric Pariset: www.jujitsuericpariset.com

Les JUJITSUSSSSSS

Au Japon, il y a toujours eu pléthore d’écoles et de styles différents au sein des principaux arts martiaux. Le ju-jitsu lui-même possédait de nombreuses « ryus » (écoles). Afin de se « tester », des défis étaient lancés régulièrement et l’issue de ces combats ne serait plus envisageable à notre époque !!! Au fur et à mesure, les gymnases ont permis de continuer à s’affronter dans un cadre sécurisé, mais en privant les disciplines concernées de leur vocation première, à savoir être – aussi – une méthode de self-défense, puisque pour des raisons évidentes de sécurité, elles ont été privées de certaines techniques, notamment les plus dangereuses, donc les plus efficaces !
Dans différents articles, j’ai pu exprimer mon opposition aux compétitions de ju-jitsu et je persiste. Maintenant, il peut paraître évident que l’affrontement soit un moyen de s’assurer de l’efficacité d’une école par rapport à une autre. Mais nous ne sommes plus à l’époque des défis ! Alors, comment être certain que le style auquel nous appartenons est sérieux et efficace ? C’est là le premier problème du ju-jitsu ou plutôt des ju-jitsus, en France notamment, puisque sous la même appellation, on trouve des méthodes ayant pour seul point commun… le nom ! En toute objectivité, entre le ju-jitsu brésilien avec ses adeptes tout à fait respectables et notre ju-jitsu traditionnel, il existe très peu de ressemblance. Littéralement, ju-jitsu veut dire « technique de la souplesse » et même si – comme nous l’avons dit plus haut – il existait un nombre conséquent d’écoles de ju-jitsu, elles avaient toutes en commun l’application du principe de base issu de son appellation, à savoir l’utilisation de la force de l’adversaire, entre autres ! Que « mille fleurs s’épanouissent » ne peut que satisfaire toutes les personnes et pratiquants épris de liberté et allergiques à l’enfermement de nos disciplines dans des cadres juridiques trop rigides qui empêchent toute créativité et évolution. Mais il me paraît indispensable que cela puisse se faire en toute sécurité et en toute clarté en évitant toute ambiguïté ayant pour conséquence la naissance d’a priori infondés et d’inévitables déceptions. À l’heure actuelle, en France on peut estimer l’existence d’une bonne dizaine de ju-jitsus ! On peut comprendre l’embarras dans lequel va se trouver le futur pratiquant et les risques auxquels il va être confronté ! La plupart de ces ju-jitsus sont sérieux (pas tous malheureusement et certains sont dénaturés), mais ils développent parfois des principes, des philosophies, des buts et même des techniques différentes. Il serait peut-être temps que la fédération « officiellement » en charge du ju-jitsu dans notre pays tente de remédier à la confusion qui entoure notre chère discipline et lui offrir un cadre digne de son histoire. À moins qu’un intérêt existe à ne pas clarifier une situation pour le moins pénalisante !
Pour conclure, en notre faveur, je pense qu’il existe suffisamment de documents qui attestent que notre ju-jitsu s’inscrit directement dans la ligne du ju-jitsu japonais (cf. films sur le Kime no kata et le Goshin-jitsu). Cela en ayant apporté modestement notre contribution afin de faire évoluer cet art (16 Techniques, méthodes d’entraînement), ce que ne nous reprocheraient certainement pas les célèbres fondateurs du judo, du karaté et de l’aïkido ; eux-mêmes ayant fait évoluer d’anciens styles, tout en s’appuyant sur leurs principes de base !

Site du club Eric Pariset: www.jujitsuericpariset.com

Stage en Belgique le 23 novembre

C’est avec plaisir que je vais me rendre pour la troisième fois à Arlon en Belgique le 23 novembre prochain. Organisé remarquablement par Marc Poncin et son équipe ce stage attire à chaque fois de nombreux stagiaires Belges (bien sur) mais aussi Luxembourgois et Français du Nord-Est. Nul doute qu’il en sera de même dans trois semaine.
En Belgique, le ju jitsu est bien dévelloppé et dans un style proche de notre travail. Je crois que comme partout, les problèmes d’écoles existent aussi, mais les instances officielles expriment une volonté de faire en sorte que le ju jitsu soit considéré comme une discipline et un art martial à part entière, ce qui n’est malheureusement pas encore le cas chez nous! Quoiqu’il en soit, je vous donne donc rendez vous le 23 novembre sur les tatami d’Arlon.

Pour tout renseignement: epariset@noos.fr

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Assemblée générale de l’EAJJ

Le week-end dernier se tenait l’assemblée générale annuelle de l’Ecole Atemi Ju Jitsu. Cette réunion a permis de faire le bilan de la saison passée et d’établir les projets pour celle à venir. En outre elle a reconduit Robert Denis à la présidence et Philippe Lacombe a été élu trésorier en remplacement de Karine Bastin, démissionnaire pour  raisons professionnelles.
Comme toute association, l’EAJJ manque cruellement de moyens notamment au niveau de faire savoir, en d’autres termes, de la communication. Mais, le principal handicap de notre regroupement se trouve tout simplement dans les pressions que subissent les clubs qui souhaitent nous rejoindre. Je ne citerai pas le nom du club de cette courageuse présidente, qui malgré la menace de démission de son enseignant Judo, n’a pas hésité à affilier sa section ju-jitsu et grossir ainsi les rangs de notre association! Il s’agit, sans doute, là de l’esprit du sport! Bien nous en fasse, puisque nous, nous ne pratiquons pas un sport, mais un Art Martial! A ceux qui hésitent, je dirai tout simplement que la peur n’évite pas le danger, d’une part et que d’autre part,  souvent à force d’hésiter on ne construit rien! Enfin, nous pratiquons une discipline issue d’un art guerrier et que la guerre pour le jujitsu me semble être une guerre qui mérite d’être menée. D’autant que celle là ne fera pas de victimes ! C’est ne pas  la mener qui anéantira – moralement, tout du moins – bon nombre de pratiquants!
Pour tout renseignement : epariset@noos.fr
Site du club Eric Pariset : www.jujitsuericpariset.com

Ju Jitsu à Saint-Topez

CIMG0391C’est en « semi-voisin » que je me suis rendu à Ramatuelle (petite commune proche de Saint-Tropez, célèbre pour son festival annuel) lundi 6 octobre pour animer une séance dans ce club qui vient de rejoindre l’EAJJ. L’occasion était belle de remercier le professeur – Jacky Le Fur – ainsi que ses élèves d’avoir fait le choix de venir grossir les rangs de notre regroupement.
Cette section propose deux sites d’entrainement, les lundis et jeudis dans la magnifique salle de Ramatuelle et les mardis et vendredi dans celle – plus modeste – de Saint-Tropez.
Outre un bon niveau et une technique en phase avec notre méthode, j’ai été séduit par l’accueil chaleureux qui m’a été réservé et l’excellente ambiance qui règne au sein de cette section. Des jeunes, des moins jeunes, mais, que des pratiquants motivés. Bref, une section qui ne dépareillera pas dans notre association et qui me conforte dans l’idée que l’EAJJ a véritablement un rôle à jouer dans le développement d’une pratique du ju jitsu pour tous et non pas dans une pratique simplement réservée à une élite ou encore reléguée dans un fond de tapis avec l’appellation condescendante de « judo-loisir ».
Adresse du site du club Eric Pariset: www.jujitsuericpariset.com

Trois bonnes raisons pour adhérer à l’EAJJ

Cet article s’adresse plus particulièrement aux responsables de clubs de Ju-Jitsu qui subissent une crise d’identité par rapport au Ju Jitsu qui leur est proposé.
Dans toute association, l’assemblée générale annuelle est un acte obligatoire. L’EAJJ (qui regroupe des clubs qui se reconnaissent dans notre pratique du Ju Jitsu) n’y échappe pas. Son A.G se tiendra donc samedi prochain à Paris.
Nous sommes encore en début de saison et pour les clubs qui le souhaiteraient, il est encore temps de rejoindre notre groupement. Voilà trois bonnes raisons pour le faire:
1ere: Proposer aux élèves l’enseignement d’un ju jitsu praticable par toutes et tous, quelque soit le passé, l’âge et la condition physique. Ceci sans obligation de compétition.
2eme: Proposer un ju jitsu traditionnel ayant su s’adapter aux différentes époques, mais sans renier les origines, elles sont les garantes d’une discipline sérieuse ayant fait ses preuves.
3eme: Proposer des animations et des passages de grades au programme 100% Ju-Jitsu.
Enfin, si il y avait une quatrième bonne raison – qui va de soi -, ce serait de réaffirmer que l’union fait la force!
Si votre club est intéressé pour rejoindre notre mouvement, n’hésiter pas à me demander un dossier informatif: epariset@noos.fr

Adresse du site du club: www.jujitsuericpariset.com

Le Kimé-No-Kata

Exercices permettant de faire traverser le temps aux techniques et aux principes, les katas sont également d’excellentes méthodes d’entraînement, ainsi que de réels moyens d’évaluation de la maîtrise technique à l’occasion des examens, entre autres !
Parmi eux, existe le Kime-No-Kata, un véritable monument ! Créé au début du siècle dernier par Maître Jigoro Kano (le refondateur du ju-jitsu, devenu par la suite le judo), ce kata dont la traduction signifie « kata de la décision » (nous y reviendrons plus bas), est un véritable trait d’union entre deux époques. Celle du ju-jitsu originel et celle d’un ju-jtsu ayant su s’adapter à son temps. Il s’agit du seul exercice imposé où subsistent des défenses contre sabre, ainsi que des défenses à genoux (exemples d’un temps révolu). Il se compose de 20 techniques de défenses en réponse à 20 attaques.
Dans la plupart des ripostes, l’esprit de décision est déterminant pour sauver sa vie, c’était notamment le cas face à des attaques au tento (poignard) ou bien au katana (sabre). C’est sur ce point précis que l’accent à été mis lors de l’élaboration de cet enchaînement. Prendre la bonne décision au bon moment en matérialisant cette action à l’aide du kiai (non pas le « cri qui tue », mais une expiration instantanée permettant de libérer toute son énergie au moment crucial !).
Nous avons conservé cet enchaînement dans notre enseignement pour trois raisons principales.
Sur un plan historique en premier lieu. Comme évoqué plus haut, notre art possède de profondes racines. Elles font état d’une discipline qui a fait ses preuves au fil du temps, ce qui peut être considéré comme une véritable caution à bien des égards. Notamment à l’heure où fleurissent bon nombre de méthodes et de disciplines plus ou moins fantaisistes, issues de l’imagination de quelques illuminés !…
Sur un plan technique et physique en second lieu. Le Kimé-No-Kata possède des techniques et des principes de bases incontournables. Outre les principales formes d’esquives, nous y retrouvons de grandes projections telles que ippon-seoe-nage, o-soto-gari…Des atémis (coups) comme mae-geri, yoko-geri, tsukkake…Et des contrôles comme hadaka-jime, waki-gatame… Il s’agit bien là de notre patrimoine technique ! De plus, une présentation dynamique représente un réel investissement physique, participant ainsi à l’acquisition d’une bonne condition physique.
Enfin, comme tout kata – mais peut-être là encore d’avantage -, le Kimé-No-Kata nécessite le respect d’une parfaite rigueur dans sa présentation, donc dans son étude et sa pratique. En cela, il différencie notre méthode d’un simple sport de combat ; il s’agit aussi d’une véritable méthode d’éducation mentale, plus largement utile à chacun dans la conduite de sa vie au quotidien !
Pour les élèves du club qui souhaitent découvrir ou perfectionner ce kata, il sera au programme du vendredi à thème du 10 octobre*.
*Les vendredis à thème sont ouverts uniquement aux ceintures orange et plus .Attention, places limitées ce jour-là.

Adresse du site du club: www.jujitsuericpariset.com

Trois bonnes raisons pour commencer par le Ju Jitsu

Voici trois bonnes raisons pour faire son entrée dans le monde des arts martiaux en commençant par le Ju Jitsu

Nous sommes encore en début de saison et certains n’ont pas encore fait le choix d’une discipline et ils s’interrogent, souvent à juste titre, sur la voie à suivre!
Je me permets de leur indiquer trois bonnes raisons pour commencer par notre discipline.
En sachant que la liste proposée ci-dessous n’est pas exhaustive, qu’elle méritera d’être développée et qu’elle n’est en rien réductrice quant à l’intérêt que l’on peut porter aux autres arts martiaux.

1 Le Ju Jitsu offre une efficacité incontestable, puisqu’il propose une pratique complète dans tous les domaines du combat à mains nues.
2 Sur le plan physique, il permet un développement complet en tonicité, en renforcement musculaire, en souplesse et en condition physique
3 Enfin, il offre la possibilité d’acquérir un « tronc commun » aux différents arts martiaux japonais, notamment au Judo, au Karaté et à l’Aïkido. Se posant ainsi en  révélateur de nos propres qualités,  évitant aussi d’être parfois la victime de certains de nos aprioris.

Bonne pratique.

site du club: www.jujitsuericpariset.com

C’est la rentée!

 

La rentrée, c’est un peu comme la nouvelle année : il s’agit souvent d’un moment où l’on prend de bonnes résolutions. La liste proposée ci-dessous n’est pas exhaustive, certes, mais elle est quand même assez complète et elle devrait, par l’application de certaines règles de bonne conduite, faciliter le  fonctionnement de la petite société que représente votre club, et optimiser votre pratique.
La résolution principale évidemment, sera de se mettre au ju-jitsu, ou de ne pas l’arrêter ! Commencer le ju-jitsu, parce que –  en toute objectivité – il s’agit d’une  discipline parfaite pour entrer dans le monde des arts martiaux. C’est d’ailleurs, entre autres raisons, pour cela qu’elle pâtit d’une véritable crise d’identité dans notre pays (crise à laquelle nous tentons de remédier avec l’EAJJ) ! Serait-elle considérée comme l’arme fatale à bien des égards, et par conséquent, ferait-elle peur ? Parmi les marques de manque de considération dont elle souffre, on peut citer la propension à laisser sévir un certain style de ju-jitsu qui discrédite complètement les autres écoles !
Pour ceux qui sont déjà ju-jitsukas, ne pas s’arrêter, parce s’adonner à une discipline physique où la tête travaille aussi, est important. Ne pas arrêter le ju-jitsu parce qu’il y toujours à apprendre ! Mais aussi afin de combattre les statistiques nationales (toutes disciplines confondues), qui font état d’environ 60% d’abandon tous les ans !
Fort de la prise de ces bonnes décisions (commencer ou ne pas arrêter), d’autres en découlent ! Pêle-mêle : essayer de venir régulièrement, de se fidéliser aux horaires. Ne pas faire une fixation sur les ceintures, mais ne pas les négliger non plus et par exemple, pour les ceintures marron, prendre la décision d’obtenir la ceinture noire cette saison. Cette distinction reste un objectif mythique, même si elle n’est pas une finalité, bien au contraire. Ensuite, prendre la décision de participer au 24ème stage de Soulac (!). Et à ce propos, participer à la campagne d’opposition à l’installation d’un terminal méthanier au Verdon-sur-Mer en signant la pétition sur le site www.medocpourtous.org. Mieux, adhérer à l’association « Une pointe pour tous » ! Tous ceux qui ont participé au moins une fois à ce rassemblement, comprendront la volonté de ne pas voir s’abîmer un tel endroit !
Ensuite, de façon plus « pratique » et en ce qui concerne le comportement en dojo : ne pas arriver en retard aux séances, et si c’est le cas, essayer de le faire le plus discrètement possible ! À ce sujet, pendant le déroulement des séances et même s’agissant de l’expression de la passion, il faut éviter de trop parler (surtout fort), de se déplacer en courant sur le tatami pour aller chercher, par exemple, sa bouteille d’eau à l’autre bout de la salle. Éviter, de quitter le tatami à l’occasion de l’explication  du professeur (pour vaquer à quelque urgence que ce soit !) : ce qu’il démontre et explique doit quand même être intéressant ! Penser également que l’on n’est pas seul sur le tatami et donc s’assurer que l’on ne représente pas une entrave visuelle pour les autres élèves. Ne surtout pas marcher nu-pieds en dehors du tatami ! Vérifier le contenu de son sac avant de partir, pour ne pas oublier sa ceinture, sa veste ou son pantalon (si c’est le cas de façon récurrente, il est sympa de penser à participer aux frais d’entretien du matériel prêté !). Déposer sa carte à l’accueil avant la séance et ne pas oublier de la reprendre après… Prendre sa licence, fournir un certificat médical. Voilà, avec tout cela la saison 2008/2009 devrait très bien se dérouler !   

Soulac 2008, un bon cru

img013Il y a un an, je signais un édito, appelé « vivement Soulac 2008 ». Je ne mettais pas trompé, cette 23e édition a tenue toutes ces promesses.

Une fréquentation plus importante, une forte représentation féminine, toute la gamme des ceintures sur le tatami et une ambiance qui apportera sa contribution à ce que nous conservions tous d’excellents souvenirs du cru 2008. Alors… vivement Soulac 2009 !

PS : Une coupe technique très amicale, organisée en trois catégories de ceintures, a permis à ceux qui le souhaitaient de se surpasser en se faisant plaisir. Les résultats seront publiés très prochainement.

La magnifique aquarelle, ci-dessus, est l’oeuvre d’une stagiaire qui se nomme Viviane Hereng. Un grand merci à elle.

voir le site du club Eric Pariset:  www.jujitsuericpariset.com