Les arts martiaux sont-ils l’école de la maîtrise ou l’école de la violence ? Quand nous visionnons certaines vidéos présentant des extraits de « combats libres », la question se pose. Ceci étant, les disciplines présentées entrent-elles dans la catégorie « art martial » ? Sincèrement je ne le pense pas ! Et tout rapprochement arbitraire, tout mélange des genres, peut prêter à confusion. En effet, il serait dommageable de confondre nos disciplines, riches de leurs traditions et obéissant à un véritable code de l’honneur, avec d’autres… aux finalités très différentes. Et ceci, tant au niveau des techniques aujourd’hui prohibées dans les sports de combat classiques – parce que trop dangereuses -, que sur celles praticables, mais qui dans ce contexte, sont appliquées sans aucune retenue.
Dans une pratique traditionnelle de l’art martial, nous essayons d’atteindre plusieurs objectifs. Tout d’abord, acquérir un savoir-faire permettant de réagir face à une agression personnelle ou de venir en aide à une tierce personne. Au-delà, approfondir ses connaissances dans une discipline à la richesse technique exceptionnelle, mettant en valeur des principes particulièrement passionnants. Et parallèlement, être bien dans son corps, en développant de nombreuses qualités physiques : souplesse, tonicité, endurance et résistance, et ceci sur du long terme.
Les multiples blessures liées à des engagements violents ne garantissent pas une longévité physique. La jeunesse est synonyme de fougue et de qualités corporelles formidables, mais l’absence d’informations sur les risques d’une pratique brutale n’assure pas aux pratiquants la pleine possession de leur potentiel physique à moyen et surtout à long terme.
Enfin, c’est sur le plan mental que nous devons acquérir le plus. Tant au niveau de la confiance obtenue, que de la maîtrise dont nous devons faire la preuve. Démontrant ainsi que nous contribuons, par l’enseignement de nos disciplines, à lutter contre la violence qui enlaidit notre société. C’est là, aussi, que le rôle du professeur prend toute sa dimension.
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C’est en 1986 que j’ai eu un coup de cœur pour Soulac, la petite station balnéaire médocienne au charme un peu rétro, qui bénéficie d’un climat particulièrement adapté à un stage de ce type. Donc, depuis maintenant 21 ans, chaque été sans interruption, des pratiquants de ju-jitsu venus de différents horizons rejoignent la pointe de Graves pour une pratique intensive de leur discipline… et une semaine de détente. Cette année, pour répondre aux demandes, le déroulement du stage évoluera, et les séances seront proposées uniquement en matinée. Du dimanche 5 août inclus au vendredi 10 à midi les cours se dérouleront de la façon suivante : de 9h00 à 10h00, atémi-waza en extérieur ; de 10h00 à 12h00, technique et randoris en dojo. Il sera possible pour les volontaires de s’entraîner librement le soir, de 18h30 à 19h30.