Au Japon, il y a toujours eu pléthore d’écoles et de styles différents au sein des principaux arts martiaux. Le ju-jitsu lui-même possédait de nombreuses « ryus » (écoles). Afin de se « tester », des défis étaient lancés régulièrement et l’issue de ces combats ne serait plus envisageable à notre époque !!! Au fur et à mesure, les gymnases ont permis de continuer à s’affronter dans un cadre sécurisé, mais en privant les disciplines concernées de leur vocation première, à savoir être – aussi – une méthode de self-défense, puisque pour des raisons évidentes de sécurité, elles ont été privées de certaines techniques, notamment les plus dangereuses, donc les plus efficaces !
Dans différents articles, j’ai pu exprimer mon opposition aux compétitions de ju-jitsu et je persiste. Maintenant, il peut paraître évident que l’affrontement soit un moyen de s’assurer de l’efficacité d’une école par rapport à une autre. Mais nous ne sommes plus à l’époque des défis ! Alors, comment être certain que le style auquel nous appartenons est sérieux et efficace ? C’est là le premier problème du ju-jitsu ou plutôt des ju-jitsus, en France notamment, puisque sous la même appellation, on trouve des méthodes ayant pour seul point commun… le nom ! En toute objectivité, entre le ju-jitsu brésilien avec ses adeptes tout à fait respectables et notre ju-jitsu traditionnel, il existe très peu de ressemblance. Littéralement, ju-jitsu veut dire « technique de la souplesse » et même si – comme nous l’avons dit plus haut – il existait un nombre conséquent d’écoles de ju-jitsu, elles avaient toutes en commun l’application du principe de base issu de son appellation, à savoir l’utilisation de la force de l’adversaire, entre autres ! Que « mille fleurs s’épanouissent » ne peut que satisfaire toutes les personnes et pratiquants épris de liberté et allergiques à l’enfermement de nos disciplines dans des cadres juridiques trop rigides qui empêchent toute créativité et évolution. Mais il me paraît indispensable que cela puisse se faire en toute sécurité et en toute clarté en évitant toute ambiguïté ayant pour conséquence la naissance d’a priori infondés et d’inévitables déceptions. À l’heure actuelle, en France on peut estimer l’existence d’une bonne dizaine de ju-jitsus ! On peut comprendre l’embarras dans lequel va se trouver le futur pratiquant et les risques auxquels il va être confronté ! La plupart de ces ju-jitsus sont sérieux (pas tous malheureusement et certains sont dénaturés), mais ils développent parfois des principes, des philosophies, des buts et même des techniques différentes. Il serait peut-être temps que la fédération « officiellement » en charge du ju-jitsu dans notre pays tente de remédier à la confusion qui entoure notre chère discipline et lui offrir un cadre digne de son histoire. À moins qu’un intérêt existe à ne pas clarifier une situation pour le moins pénalisante !
Pour conclure, en notre faveur, je pense qu’il existe suffisamment de documents qui attestent que notre ju-jitsu s’inscrit directement dans la ligne du ju-jitsu japonais (cf. films sur le Kime no kata et le Goshin-jitsu). Cela en ayant apporté modestement notre contribution afin de faire évoluer cet art (16 Techniques, méthodes d’entraînement), ce que ne nous reprocheraient certainement pas les célèbres fondateurs du judo, du karaté et de l’aïkido ; eux-mêmes ayant fait évoluer d’anciens styles, tout en s’appuyant sur leurs principes de base !
Site du club Eric Pariset: www.jujitsuericpariset.com
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C’est en « semi-voisin » que je me suis rendu à Ramatuelle (petite commune proche de Saint-Tropez, célèbre pour son festival annuel) lundi 6 octobre pour animer une séance dans ce club qui vient de rejoindre l’EAJJ. L’occasion était belle de remercier le professeur – Jacky Le Fur – ainsi que ses élèves d’avoir fait le choix de venir grossir les rangs de notre regroupement.
Il y a un an, je signais un édito, appelé « vivement Soulac 2008 ». Je ne mettais pas trompé, cette 23e édition a tenue toutes ces promesses.
En cette période estivale, ceux qui en ont la possibilité vont quitter la ville et profiter de vacances vraisemblablement bien méritées ! Pour les pratiquants d’une activité physique régulière, il y a plusieurs options. La première consiste à délaisser temporairement la discipline principale au profit d’une autre. Deuxième possibilité, on opte de façon radicale pour le total farniente. Troisième choix, réservé à la « fraction dure » : il consiste à profiter de cette période pour s’entraîner encore plus intensément ! Cet été, cela sera le cas pour les Soulacais d’une semaine !